Travailler en Australie Part.2: Le houblon

Comme le laisse entendre le « part.1 » dans le titre de cet article sur notre travail dans les cerises, on a à nouveau travaillé en Australie. Cette fois, pour la saison du houblon!

La saison du houblon

Début février, on visitait tranquillement un musée à Melbourne. Quand tout à coup, on s’aperçoit qu’on a reçu un mail d’une entreprise de houblon : on est pris pour faire la saison ! Et on doit être sur place le 27 février ! On est super content et en même temps un peu inquiet : est-ce que c’est vraiment ce qu’on veut faire ? Est ce qu’on ne va pas le regretter (est-ce que ce sera pas trop dur?) ? Enfin, on a la chance d’avoir un boulot sans avoir passé trop de temps à chercher, alors on ne va pas se poser trop de questions !

Quelques jours après la nouvelle, on embarquait dans le ferry pour la Tasmanie , et on savait maintenant qu’on n’aurait que 3 semaines pour en faire le tour!

Le 26 on passe la nuit dans le ferry, on arrive au petit matin à Melbourne, on fait le gros ravitaillement de nourriture et on roule les 3h qui nous séparent de Myrtleford, petite ville (village?) dans les montagnes du Victoria.

Le lendemain c’est la matinée d’introduction où on nous apprend entre autre à bien nous échauffer et bien nous étirer. Ça nous fait rire sur le moment, mais on se rendra vite compte qu’on en aura bien besoin !

Pour la récolte, la ferme embauche environ 170 personnes, dont beaucoup de backpackers mais aussi pas mal d’Aussie. La moitié travaillent de jour et l’autre moitié ont les mêmes postes mais de nuit. La récolte se fait pratiquement 24h sur 24, 6 jours sur 7, pendant 4 à 5 semaines.

Le logement dans la ferme de houblon

On est beaucoup à loger sur place, la plupart ont des petits appartements avec toilettes et douches partagées. Nous, on paie 70$ dollars par semaine pour vivre dans le van sur la ferme : on a accès à une douche bien chaude, des toilettes, un frigo et congélateur, une machine à laver, de l’eau et de l’électricité, et même un grand évier pour faire la vaisselle. Autant dire qu’on s’est rapidement habitué à tout ce confort et que le retour sur la route ne sera pas évident !

Le boulot: dur dur…

hop farm work

On est dans l’équipe des « pickers ». Le « picking » désignant le fait de récolter des fruits, on a cru qu’on serait dans les champs à ramasser le houblon. Mais pas du tout. En fait il n’y a pas besoin de grand monde dans le champ : deux grosses machines passent dans les rangées pour couper respectivement le bas et le haut des lianes . Les lianes sont disposées dans des remorques ou camions qui sont amenés dans le bâtiment par l’équipe des « tractors driver ». Et c’est là que nous entrons en jeux ! On grimpe vaillamment sur la remorque et on attrape une liane que l’on accroche à un crochet, situé au dessus de notre tête.

Le crochet part avec la liane pour l’amener dans une grande machine où elle sera toute secouée dans tous les sens pour séparer les cônes de houblons des feuilles et des tiges. Comme ça, ça n’a pas l’air si compliqué, mais c’est sans compter le poids de ses lianes de 5 à 6m de long, qui des fois s’emmêlent. Et aussi mais surtout, elles sont urticantes. Il ne vaut mieux pas qu’un centimètre de peau dépasse ! Avec un pantalon et des manches longues ça allait, mais généralement je finissais par me retrouver avec des grosses traces rouges de lianes qui m’avaient fouettée le visage !

Petite vidéo de notre labeur :

On commençait à 7h du matin et on enchaînait pour 10h30 de travail, avec deux demi heures de pause (à 10h30 et 14h)! A 17h30 c’était la délivrance ! Et on recommençait 6 jours sur 7. Autant dire qu’on profitait bien des dimanches !

C’était pas le plus fun ni le plus facile des jobs, mais bon on y trouvait du positif !

  • On a rencontré des gens sympas (Surtout Judy, toujours prête à nous prêter de la crème anti-inflammatoire ou de la crème hydratante pour mon visage marqué par les saletés de lianes,
  • On est fière de notre persévérance,
  • La région était super belle avec des villages mignons aux alentours : Bright, Myrtleford et Beechworth,
  • La météo était parfaite,
  • On a découvert plein de nouveaux insectes (des mignons pas des flippants!)
  • Dans les alentours, on a découvert une des meilleurs brasseries Australienne : Bridge Road. On a pu boire des bières assez exceptionnelles,
  • On a pu visiter le Buffalo National Park.

Et même si on soufrait d’un profond manque de reconnaissance et de compassion de nos « supervisors » , le dernier jour notre l’un d’eux nous a invité à boire une bière et nous affirmait qu’on était les meilleurs de l’équipe =D!  Je ne sais pas si c’était sincère mais on l’a cru et ça nous a fait bien plaisir !

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